UNGEFÄHR VIER Claire-Jeanne Jézéquel  •  Géraldine Trubert  •  Lorraine Pellegrini
2015
3.7 – 21.8
VISITING CURATOR
LAURENCE KIMMEL, Sydney/Paris
LAGE EGAL RAUM FÜR AKTUELLE KUNST
Danziger Str. 145, 10407 Berlin (View on Map)


Statement
Description
  • The artists united in the exhibition #UNGEFÄHR VIER question the architectural qualities of places: opening the drawing’s space, opening the gallery’s space, and reconfiguring them through new radical intensities and structures. From the dissemination, even disappearence of limits, emerge new strong materialities of lines and plans. The intervention in space is led with radical means and gestures. The punk elegance of the artists could not be better expressed than in Berlin.



    The drawings and watercolors on paper by LORRAINE PELLEGRINI, "De la mouche à l'asticot" (from the fly to the worm) were conceived around simple lines and colors "in crisis with the threatening void". The writings convene literary space in the drawing, the references to art history are disseminated in it, especially the ones that are essential for the artist, like Kafka.
 


    With her installation "Still movie", CLAIRE-JEANNE JÉZÉQUEL deconstructs the wall, divides it, opens it by the arrangement of metallic profiles. She creates a new horizon which unites and divides space. The volumes of plaster she usually uses have pure materialities and colors, who reveile the environment by a set of point and counterpoints, in particular by colored oppositions. The black spayed trace opens here another space, and strangely a space of photographic images, and also of film images through the unrolling of trace. In her work, these terms have to be taken in the material, plastic, and concrete sense.
 


    GÉRALDINE TRUBERT's series of pictures "Métal et béton" (2013/2015) shows different points of view and scales, and at the same time a drawing gesture which builds an architectured space and puts the elements of the series in tension. The rhythm of the city is taken in an immobility, which still maintains the tensions between points of view. The black spray on trace used by Claire-Jeanne Jézéquel fixes also this immobility, this fusion of images. It shifts towards the timeless fuzziness of images. A note is held, like in music, by radical plastic choices. Bertold Brecht ordered us to maintain simple and radical gestures inside a complex critical work. That’s maybe the only way.
(Laurence Kimmel)

  • Les artistes rassemblées dans l’exposition #UNGEFÄHR VIER questionnent l’architecturation des lieux : ouvrir l’espace du dessin, ouvrir l’espace de la galerie, et les reconfigurer par de nouvelles intensités et structures radicales. De la dissémination, voire de la disparition des limites, ce sont des matérialités fortes des lignes et plans qui émergent et imposent leur présence. La dramaturgie de l’espace est menée avec des moyens et des gestes radicaux. L’élégance punk des artistes ne pouvait pas mieux s’exprimer qu’à Berlin.

    Les dessins et aquarelles sur papier de LORRAINE PELLEGRINI, "De la mouche à l'asticot", ont été conçus autour de lignes et de couleurs simples “en crise avec le vide redouté”. Selon l‘artiste, cette série contient deux temps: “la ligne d'attaque” et “le plan”. La ligne en crise, le contour en crise des formes aquarellées, se reconfigurent en ordre d’”attaque”. L’écriture convoque l‘espace littéraire dans l’espace du dessin, les références à l’histoire de l’art y sont disséminées, et ce sont celles qui sont essentielles pour l’artiste, Kafka notamment.

    CLAIRE-JEANNE JÉZÉQUEL, par son installation "Still film", déconstruit le mur, le divise, l’ouvre par la disposition des profilés métalliques. Elle crée un nouvel horizon qui unit et divise l’espace. Les volumes de plâtre qu’elle utilise habituellement ont une matérialité et une couleur pures qui révèlent l’environnement par un jeu de point et de contrepoints, par des oppositions colorées notamment. Le papier calque coloré à la bombe noire ouvre un autre espace, et étonnamment un espace des images photographiques, et cinématographiques par le déroulé du calque. Dans le travail de Claire-Jeanne Jézéquel, ces termes sont à prendre au sens matériel, plastique, concret.

    La série de photographies de GÉRALDINE TRUBERT, "Métal et béton" (2013/2015) nous donne à voir des points de vue, échelles diverses, tout en témoignant d’un geste de dessin qui construit un espace architecture, et met en tension les éléments de la série. Le rythme de la ville est pris dans une immobilité, mais qui maintient les tensions entre points de vue. La bombe noire sur papier calque utilisée par Claire-Jeanne Jézéquel fixe cette immobilité, cette fusion des images. On passe à l’intemporel du flou de l’image. Une note tenue par des choix plastiques radicaux. Bertold Brecht nous intimait de maintenir des gestes simples et radicaux à l’intérieur d’une œuvre critique complexe. Peut-être la seule issue. (Laurence Kimmel)


UNGEFÄHR VIER
Lorraine Pellegrini, \"De la mouche à l\'asticot\", 2003
Lorraine Pellegrini, "De la mouche à l'asticot", 2003
UNGEFÄHR VIER
UNGEFÄHR VIER
UNGEFÄHR VIER
Claire-Jeanne Jézéquel, \"Still Movie\", 2015
Claire-Jeanne Jézéquel, "Still Movie", 2015
UNGEFÄHR VIER
UNGEFÄHR VIER
Géraldine Trubert, \"Métal et béton\", 2013-15
Géraldine Trubert, "Métal et béton", 2013-15


Photos courtesy of the artists



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